La lutte doit continuer

La société n’a jamais de toute son histoire produit autant de richesses et le système n’a également jamais autant produit de guerres, de ruines et de misère. Nous sommes des milliards à aller au charbon tous les jours, à affronter des conditions de vies et de travail toujours plus dures. Il faut toujours produire plus, plus vite et pour moins cher, pour faire tourner la machine qui ne sert qu’à engraisser nos exploiteurs dont la soif d’accumulation n’a pas de limites..

Ce que révèle ce mouvement, au delà de la loi, c’est la conscience que ce qui nous lie, c’est le travail. Pour nous qui nous levons tous les matins pour un patron, qui sommes au chômage et qui cherchons un peu de blé pour arriver au bout du mois, qui arrivons sur le marché du travail, la même évidence est assenée : aujourd’hui, avec ou sanstravail on devient toujours plus pauvre. Une chose en entraînant une autre, on nous impose l’arbitraire, la loi des délateurs et des fayots, des petits chefs incapables et d’autant plus arrogants..

A l’insécurité qu’entraîne la généralisation de la précarité s’ajoutent le harcèlement et les humiliations, trop d’entre nous craquent, pètent les plombs. pour ceux qui produisent les richesses mais n’en ont jamais de retour, la démocratie c’est ferme ta gueule ! Doit-on encore attendre le salut d’hypothétiques représentants de la «vraie gauche» ? Non. Il n’y a que la défaite à l’horizon, ne rien gagner aujourd’hui et perdre encore plus demain. Ils l’ont déjà prouvé en Grèce avec SYRIZA qui a fait pire en matière d’austérité que ses prédécesseurs de droite ; en Espagne avec PODEMOS qui n’aspire plus qu’à obtenir quelques mairies et ministères en bisbille avec le PS local ; ou encore au Brésil où le Parti des travailleurs, en plus de ne strictement rien changer au sort des travailleurs, a plus la gueule d’une mafia qu’autre chose …

Le seul avenir c’est la lutte

Sur qui peut-on compter? Sur nous même. Sur qui font-ils leur beurre? Qui se lève tous les matins pour trimer des heures dans des boulots de plus en plus aliénants et débilisants. C’est nous! C’est nous qui les faisons bouffer, pas l’inverse! Et malgré toutes les divisions qu’ils peuvent créer et entretenir entre nous, n’empêche que nous, le prolétariat, n’avons jamais été aussi nombreux dans le monde.

Notre classe est majoritaire, à nous de dépasser nos divisions, de prendre acte de notre force et d’attaquer. Rien n’a jamais été obtenu de bonne grâce ou par charité. Nous n’obtiendrons rien dans la passivité. C’est à nous de nous organiser sur la base de nos propres intérêts, non pour défendre un monde injuste qui nous mène droit dans le mur. C’est à nous de construire et développer les moyens de casser l’isolement de chacun et de réaffirmer une solidarité entre tous les exploités. Les moyens qui nous permettront de leurs renvoyer dans la gueule tout ce qu’ils nous font subir. Nous ne gagnerons que quand nous aurons détruit leur pouvoir et les bases de cette société mortifère.

Dès maintenant il nous faut nous rencontrer, chercher par tous les moyens à construire et faire avancer le rapport de force qui prépare la guerre de classe de demain. Nous ne pouvons pas nous permettre de retourner à nos vies avec pour tout bagage un défilé et une retenue de salaire.

Nous avons trop à perdre à ne pas tout gagner.

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