Le flicage dans les lycées à atteint un niveau qui ferait presque oublier ce qu’est l’école elle-même : un endroit où on est obligé d’aller jusqu’à ce qu’on puisse légalement bosser pour un patron. L’Etat d’urgence dans nos rues avec du bleu partout dans les quartiers, la BAC surarmée, la loi travail qui légalise ce que les patrons font déjà, la dégressivité du chômage. On ne nous promet que des coups.

Ce n’est qu’un début
« Ils ont connu la crise…
Les mineurs zonent ivres.
Aux frais d’père et mère insolvables
S’tapent d’être intérimaires insortables
S’lever pour mille-deux-cents c’est insultant. » SCH

C’est la crise. Il y a six millions de chômeurs. Les salaires sont gelés et on nous propose gentiment de bosser toujours plus. On savait déjà que notre avenir serait de la merde. Mais la loi travail vient le rappeler. Pour ceux qui n’ont pas un daron patron, l’avenir c’est l’exploitation toujours plus dure, et on nous demande d’accepter que même en bossant, ou même en étudiant bien comme on nous dit, on sera pauvres toute notre vie.

Il y a toujours certaines et certains qui se disent qu’il suffit de se donner, qu’il y a moyen de percer sur youtube, d’enchainer les dribbles ou les millions de vues. D’autres pensent qu’on peut s’en sortir tout seul si on fait tout comme il faut.  Mais on est pas tout seul. On est des milliers, des millions dans la même galère.  Et pour s’en sortir tous et toutes ensemble, il faut transformer ce nombre en force collective.

Grève, blocage, manif sauvage
Un peu partout des facs et des lycées sont bloqués. Les enjeux de la lutte qui s’annonce, c’est de relever la tête et d’affronter le monde de misère qui nous fait face. Cela implique de s’organiser en assemblée de lutte ou en comité d’action. C’est imposer nos parcours de manif. C’est aller s’inviter dans les boîtes où on taffera bientôt, où on taffe déjà. C’est leur faire mal au seul endroit où c’est possible : leur portefeuille.

Aucun appel au calme
Vous l’avez compris, on ne vous dira pas de vous calmer.
Certains disent qu’il faut manifester bien tranquille et rentrer chez soi, mais sérieusement, ça fait peur à qui ? Nos proches et nos familles galèrent déjà, sans jamais pouvoir lutter, ouvrir leur gueule. Et il faudrait juste sauver le code du travail ?
Ceux qui veulent nous calmer ont des échéances : 2017, les présidentielles. Pour nous la galère c’est tous les jours.

La seule façon d’avancer dans ce combat, c’est de décider et d’agir par nous-mêmes. La jeunesse sans futur si elle veut exprimer sa rage doit aller plus loin que de manifester, sous bonne garde des syndicats, face à un pouvoir et des patrons qui n’en ont rien à foutre. C’est notre avenir qui est en jeu, c’est à nous de le construire.
Il y a des lycéens par centaines, par milliers un peu partout qui désertent les cours et se réunissent pour agir. Ce n’est qu’un début. Ça part de là.

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